TOKIOHPHOENIX-TJ

TOKIOHPHOENIX-TJ
PRESENTATION



Tori :

Fanfictions précédentes ou en cours :
Torianne.skyrock.com
Tori-th.skyrock.com
Tori-os.skyrock.com

Adresse msn : tori_fairy@hotmail.fr


Joy :18ans

Fanfictions précédentes ou en cours :
Tokiohfiction.skyblog.com
TokiohfictionY.skyblog.com

Adresse msn :bonhommefluo@hotmail.fr


Joy et Tori, ça commence par une fanfiction, des commentaires, puis des mots échangés sur msn. Puis des idées, tout plein d'idées. Une qui plait plus que les autres. Un défi. Une fiction. Une rencontre. Encore pleins de mots échangés grâce a ce magnifique instrument qu'est internet. Tokio Hotel. De l'inspiration. Un partage. Une ambiance. Une compréhension. Un respect. Bref, ca donne une fiction qui nous plait, dont on vous laisse le soin de lire le prologue si le coeur vous en dit.

On remercie celles et ceux qui nous suivent de nos fictions respectives parrallèlement à celle-ci, et nous remercions toutes les nouvelles et nouveaux qui nous lisent pour la premiere fois.

Nous attendons avec impatience vos critiques, bonnes ou mauvaises.

Bonne
lecture a tous.

Tori
et Joy.

# Posté le dimanche 30 mars 2008 19:58

Modifié le dimanche 13 avril 2008 15:21

oOoTHEMEoOo

oOoTHEMEoOo


FICHE TECHNIQUENotre fic à Ma Joy & Moi: Heureuses Mamans comblées lol.

Un couple : Une dispute. Une séparation. Une mort. Mais pas d'oubli même si la vie continue.
Jusqu'au jour ou le coeur de Tom bat de nouveau.


Genre : yaoi / bi / sexuel / ...en fait sexuel surtout ... Angst aussi (en fait nous déconseillons cette fic au moins de 12 ans héhé)

Statut : En cours

Personnages : Les Tokio Hotel et leur management, le monde du show biz.




# Posté le mercredi 09 avril 2008 17:25

Modifié le lundi 30 juin 2008 10:56

oOoLE PHOENIX : PrologueoOo

oOoLE PHOENIX : PrologueoOo
Ne surtout pas flancher
Non pas maintenant
Pas maintenant qu'il est allé si loin dans son projet, pas maintenant qu'il s'est donné tout ce mal pour y parvenir.
Il tremble d'appréhension.
Ce soir tout sera accompli.
Ce soir tout sera fini.
Demain matin il sera mort.
C'est sa dernière nuit.
Il soupire, se fustige intérieurement et se remotive.
Ca non !!!
Ne surtout pas flancher.

Il se lève, jette un dernier regard circulaire à la pièce, lève les yeux aux ciel.
Il fait nuit noire.
Il n'est pas encore deux heures du matin mais aucune étoile ne brille dans le ciel.
La ville s'étend à ses pieds, impassible, paisible et majestueuse : parée de ses plus beaux atours.
Toutes ces lumières la faisant ressembler à un joyau scintillant et magnifique grâce à la magie de la fée électricité.
Paris. La Ville Lumière.
La Ville des Amoureux.
Jamais ce soir, elle ne lui avait paru porter aussi mal son sobriquet.
Son c½ur se brise en repensant à la tournure qu'avait pris sa vie depuis ces quinze derniers jours.
Les larmes se mirent à couler sur ses joues
Triste tristesse.
Son regard balaya la pièce, il s'imprégna de l'atmosphère, des odeurs .
Puis il enfila une perruque blonde, mis une touche de rouge à lèvres sur sa bouche, ajusta sa robe.
Au moins avec cela on ne risquait pas de le reconnaître.
Les caméras de surveillance de l'hôtel ne conserveraient en mémoire que l'image d'une femme blonde.
C'est d'une main résolue qu'il referma doucement la porte de cette partie de sa vie qui ce soir allait mourir avec lui.
A pas feutrés, il se dirigea vers la sortie.
Une fois parvenue dehors, il héla un taxi. Par chance il n'eut pas à attendre longtemps.

- Roissy s'il vous plait demanda t-il en pénétrant dans le taxi.

Le chauffeur hocha la tête, régla son compteur et conduisit.
Il l'observait à travers le rétroviseur.

-M'a t-il reconnu ? se demanda t-il

Impossible avec cet accoutrement .
S'il me regarde il ne peut qu'observer une jeune femme dévastée aux joues maculées de noir, aux yeux rougis par les pleurs. Un banal chagrin d'amour.
Même si je ne suis – enfin pour quelques heures encore- qu'un jeune homme qui aurait tout pour être heureux mais ne l'est pas. Trahi par la vie, la nature, ses amis, sa propre chair aussi.
Sa propre chair.

Tom.

A cette pensées de nouvelles perles d'eau salée débordèrent de ses yeux.
Tom
Son jumeau

"Mon ami, mon Amour, ma vie, pensa t-il . Comment a t-il pu me trahir et me détruire de la sorte ? Que suis-je devenu ? Un souvenir ? Un jouet qu'il veut briser ?"

En tous cas, ce soir là il m'a brisé...









______________________________________________________________________________________




Voici le prologue.
Nous espérons qu'il vous plaira.
On attend des avis positifs ou négatifs, des coms, tout ca tout avant de poster le suite.
Bizz
T& J









************ PUB ************ RAPPEL************ PUB************RAPPEL************PUB***********


Fics de Joy


Tokiohfiction.skyrock.com
TokiohfictionY.skyrock.com
TokiohfictionD.skyrock.com



# Posté le mercredi 09 avril 2008 17:29

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 17:38

oOoLE PHOENIX : Chapitre 1 oOo

oOoLE PHOENIX : Chapitre 1 oOo
Hallo Leute

M
erki pour vos coms et vos visites
111 le mois dernier pour un prologue. Cest prometteur.
Aussi avec ma Joy on a décidé de poster le chapter 1.
On essayera de poster toutes les trois semaines environ.

V
os remarques, idées, suggestions sont les bienvenues.
T
out est accepté, sauf les insultes.
B
izz

Now ENJOY
Tori & Joy









______________________________________________________________________________________








Dix sept milles personnes. Dix sept milles !!! Cent trente décibels de cris et cent vingt décibels de musique dans les oreilles. Le concert de Paris fut une vraie tuerie. Quelque chose d'inoubliable. Nous avons pris l'avion le soir même, et nous voila dans un hôtel a Nantes. Les chambres ne sont pas les plus luxueuses que nous avons connu, mais on fera avec. Pas la peine de défaire nos bagages, dans 48heures, on est parti a nouveau. Nous avons mangé tous ensemble et nous attendons maintenant les consignes de David concernant demain.

La télé ne me sert que de bruit de fond. Je ne me remets pas du concert de ce soir. Je réfléchis, affalé sur mon lit. Je tente de décompresser. De me faire une idée du concert de demain. Et je sens une présence. Qui se rapproche. De plus en plus. Je la sens depuis plus de dix minutes. Hésitante. Comme si je lui faisais peur. Dix minutes que j'attends les coups qui retentissent derrière ma porte a cet instant. Je me lève, las. Et ouvre la porte. Il est là, derrière le mur de bois. Je pars dans la salle de bain, pendant que lui entre. J'imprègne des disques de coton de démaquillant et me nettoie le visage. Je m'observe sous tous les profils.

«C'est dingue, comme on se ressemble» C'est pire que ça. Il est appuyé contre le chambranle de la porte et il m'observe, dans le miroir. Oui, on se ressemble, c'est indéniable. Chaque soir je ne peux m'empêcher de comparer notre ressemblance. Ca me ferait presque peur. Et en même temps, je ne me verrais plus vivre sans mon miroir vivant. Impossible. Il se cale dans mon dos, ses mains sur mon ventre, sa tête sur mon épaule, mes doigts enlaçant les siens. Nos regards s'entrechoquent dans ce miroir. Ils se disent tellement de choses. Ou peut -être rien, finalement.

«Qu'est-ce qu'il y a, Tom ?» Ses yeux me supplient. «Embrasse-moi». Ma tête bascule et mes lèvres rencontrent les siennes, une main sur sa joue, ses mains sous mon tee-shirt, a plat sur mon ventre, caressant ma peau. Nos langues se rejoignent instantanément. Ses bras se croisent autour de mes hanches, collant mon dos plus encore contre son torse. Je racle mon piercing contre son palais, le faisant frissonner. Je le connais tellement par c½ur. Puis je nous sépare et finis de me démaquiller avant d'attraper sa main, l'entraînant vers le lit, sur lequel je m'assois. Le faisant s'asseoir à genoux sur mes jambes. Mes mains passent dans son dos. Notre baiser a repris. Tendre, sensuel. Pas encore sauvage. Mais ça ne saurait tarder.

Mes doigts glissent au dessous de son jean, cherchant l'élastique de son boxer, que je titille. Sa main délicate appuie sur mon torse, m'allongeant, les pieds dans le vide. Ses fesses sur mon sexe. Il les fait bouger, excitant peu à peu ma faiblesse. Je détache un à un les boutons de son baggy, pendant qu'il m'embrasse la mâchoire, de petits baisers successifs. Voila longtemps que la tendresse ne s'était pas emparée de nous. Depuis longtemps nous aurions été nus, depuis longtemps nous nous serions chevauchés, et certainement serions nous au bout, au moment qu'il est. Mais nos baisers durent.

Il m'ôte mon tee-shirt et pars a la rencontre de ma peau. Sa langue s'amusant de mes tétons, les faisant durcir. Je me sens frileux tout d'un coup. Plaisante sensation. Il fait glisser lui même son jean déboutonné, puis m'ôte délicatement le mien. Sa langue passe sur la bosse qui s'est formé sur mon boxer par dessus mon caleçon. Je me cambre sous l'attention. Lui observe chacune de mes réactions. Ses doigts caressent mes flancs. Je n'en peux plus de frissonner. Avec les dents, il ôte mon sous vêtement. Puis se détache de son tee-shirt. Mon dos se cambre a nouveau lorsque je sens sa langue passé le long de ma fierté dressée au maximum. Ses doigts descendent le long de mon corps jusqu'a empoigner mon sexe, retraçant des va et vient de plus en rapide, sa langue au bout de mon membre gonflé. Mouvements rapides. Lorsque je me sens venir, je le stoppe. Il comprend rapidement et s'allonge a son tour. Je m'allonge sur lui et l'embrasse. Il m'a sucé, et alors ? Je descend son boxer sans brusquerie puis soulève son bassin. Son regard me supplie d'y aller, alors je m'introduis en lui. Sans préparation, sans lubrifiant. Ses jambes s'agrippent a ma taille, me faisant aller et venir en lui. Chaque fois que je frôle sa prostate, sa tête bascule en arrière. Nos baisers deviennent de plus en plus sauvages, comme les accoups que je donne avec mon bassin. Mes mains se sont emparées de son sexe, lui donnant de plus en plus de plaisir. Ses yeux se révulsent, son corps tremble et je le sens se déverser dans ma main. Quelques accoups plus tard, je me libère en lui, retombant contre son torse moite de sueur.

Quelques instants après, il me fait basculer, me laissant allonger dans le lit froissé. J'entends l'eau de la douche couler. Je roule en boule l'oreiller sous ma tête, les draps me recouvrant jusqu'au bas du ventre, et attends qu'il revienne. Mon dieu que je le trouve beau, dans sa serviette de bain. Qu'il laisse glisser a terre avant de venir se caler entre mes bras encore chaud.

Je perçois quelque chose de pas normal.

«Tom, qu'est-ce qui ne va pas ?
-Rien ... rien. Tout va bien,
me répond-il, indécis.
-Pas à moi, Tom.
-Je sais pas comment te le dire, en fait ...
»


Il s'assoit à coté de moi, pendant que je me relève sur les coudes. «Bah vas-y, parles» il se racle la gorge, puis fait craquer les os de son cou. Il est pire que mal a l'aise. Il me fait peur, ce con. «Bill, je veux pas que tu m'en veuilles. Même si je sais que ça ne va pas te faire plaisir...» C'est bon, je panique. «Accouche, Tom», je le presse. Il se met à genoux devant moi et me regarde dans les yeux. Des yeux remplis de désolation, d'excuse et d'hésitation. Je déteste ses yeux a cet instant précis.

«Bill. Ca peut pas continuer. Nous deux. Je veux dire, faut qu'on arrête tout ça. Tu comprends ?» Pas vraiment. Je me racle difficilement la gorge. «T'essaies de me dire quoi, là ? Que c'était qu'une farce ?» Ma phrase traduit ma colère profonde qui se réveille.

«Non, c'était pas une farce, non. Mais on ne peut pas continuer, Bill. Merde !!! On est frère putain ! Ca se sait déjà ! On fait trop de conneries pour que ça ne se remarque pas ! Tout le gratin du showbizz le sait ! Bill, tu réfléchis des fois ? Merde, comment tu veux qu'on fasse ? Q'on se cache ? Mais on y arrivera pas. Dès qu'on a un coup dans le nez, on ne peut pas s'empêcher de vouloir se montrer !» s'énerve-t-il a son tour.

Je me lève, furax. Je fais les cent pas dans la chambre. Il me crie dessus. Et je m'en bouche les oreilles. Mais il me prend par les épaules, me forçant a le regarder et l'écouter. On se dispute, nus, dans cette chambre.

«Et puis merde ! J'en ai marre de perdre toutes mes petites amies parce qu'elles le découvrent un jour ou l'autre. J'ai le droit d'être heureux aussi, non ?» J'explose. «Ah parce que t'es pas heureux avec moi ? Première nouvelle !!! Parce que t'aimes pas nos petits jeux ? C'est toi qui dit partout qu'on vivra forcément ensemble adultes, qu'on ne peut pas se séparer ! C'est toi, qui est venu me chercher, ce soir !!!»

Il s'assoit, comme épuisé, sur le lit. Et dit d'une faible voix. «Je voulais une dernière nuit avec toi ...» Je pleure. J'en peux plus. «T'as une nouvelle copine, c'est ça ?» Je n'arrête pas de hurler. Je ne saurais faire que ça, ce soir. «Oui, continue-t-il, calme. Et j'ai vraiment envie que ça marche avec elle. Bill,écoute-moi. Je t'aime. C'est vrai. T'es mon jumeau, ma chair, mon sang. T'es moi, en vrai. Mais je veux plus continuer a poser mes mains sur toi. J'ai l'impression de poser mes mains sur moi. On est identique, bordel !On s'aime tellement qu'on en devient barge ! C'était qu'un jeu au départ ! Et regarde où on en est !»

Je serais prêt a l'étrangler. «Un jeu ? Tu te fous de ma gueule ! Je dois te rappeler comment ça c'est passé ???» Il continue, calme. «C'est moi, à mon avis, qui vais te rappeler comment ça c'est passé. C'était un jeu, Bill, rien de plus. Juste histoire de savoir comment on faisait. Le test avant de le faire avec quelqu'un d'autre. Pour pas être trop nul quand ça arriverait avec la personne qu'on aime. Mais on n'a pas su s'arrêter. Et maintenant, faut arrêter, Bill. Sinon on va se tuer. Et j'ai pas envie de mourir. Pas maintenant.»

Je casse tout dans la chambre. J'envoie tout voler. Ma rage se fait entendre dans tout l'hôtel. Tom se protége de ses mains. Puis il s'éclipse, lentement, vers la porte de sortie.
Et moi, je continue de tout casser. De hurler a n'en plus pouvoir.








______________________________________________________________________________________








Vos avis ???
Nos fics respectives vous attendent.
Bizz


Fics de Joy


Tokiohfiction.skyrock.com
TokiohfictionY.skyrock.com
TokiohfictionD.skyrock.com




Tori & Joy

# Posté le lundi 05 mai 2008 09:04

Modifié le lundi 30 juin 2008 11:10

oOoLE PHOENIX : Chapitre 2 oOo

oOoLE PHOENIX : Chapitre  2 oOo






Malgré tout nous avons continué le quotidien speedant et harassant qu'était notre vie : entre interviews, shooting photos, rencontres presse, tournage d'émissions, de clips, préparation de la tournée européenne de 2008 et surtout la tournée américaine de Février.
Stressés, pris entre nos concerts et nos examens que nous continuions à préparer Tom & moi pour obtenir et le bac et notre permis de conduire.
Nos relations quoique tendues en privées étaient cordiales devant les autres. Après tout, ils n'avaient pas à subir nos sautes d'humeur. Mais elles demeuraient malgré tout un véritable supplice pour nos nerfs.
Je pense qu'avec le temps j'aurai pu essayer de faire face.
Oui avec le temps j'aurai réussi.
Mais non content de me briser, il a aussi voulu me détruire.
Après un concert mémorable et délirant de ce trop plein d'émotions que je ne pouvais contenir, pleurant à chaudes larmes durant trois chansons sous l'½il interrogatif de Georg et Gustav, agacé de Tom et rempli de tendresse de la part des fans, je suis retourné dans notre loge commune après m'être comme d'habitude douché et remaquillé.
J'étais sur le point d'entrer dans la salle lorsque j'ai entendu les garçons entrer. C'est la voix de mon frère que j'ai entendue en premier, sanscapter le début de la phrase. Il semblait gêné, cherchant ses mots. J'étais presque sûr qu'il se tordait les doigts et qu'il avait la tête basse.

«... l'amour ensemble plusieurs fois. Pour être honnête, très souvent depuis deux ans, disait Tom, gêné.
-Mais vous êtes des malades ! Des déchirés de la tête !! Bordel c'est de l'INCESTE !!! Tu sais ce que ça veut dire ? Vous êtes frères, putain ! Jumeaux certes mais votre comportement démontre plus que vos cerveaux ont leurs putains de neurones déconnectés et pas en état de fonctionner qu'autre chose, s'énervait Georg, plus dégoûté qu'autre chose.
-Je sais , d'ailleurs, c'est pour ça que... commenca Tom.
-C'est pour ça que vous ne pouviez vous empêcher de vous sauter dessus chaque fois que vous aviez un coup dans le nez ... le coupa Gustav, songeur.
-... Ou envie de baiser, conclua le bassiste.
-Georg ! répondait Tom, outré, puis murmurant, Oui .
-Alors t'es bi ? demanda le batteur.
-Oui, répondit simplement mon frère.
-Mais Bill. Bill lui est gay. D'ailleurs .....!!! ça explique tout ! S'exclama Georg, soudain prit d'une illumination.
-Comment ca? questionna Gustav.
-Mais son look ! Il avait beau dire que c'était une directive de la maison de disques... ... En fait , il ressemblait trop à une nana et ça de plus en plus. Il exprimait en fait son homosexualité ! s'expliqua le plus âgé, fier de lui.
-Ca fait deux ans que vous pratiquez l'inceste pas vrai ? reprit plus sérieusement Gustav, faisant semblant de ne pas avoir entendu son ami déblattérer sur mon style.
-Oui. Enfin de façon plus sérieuse et adulte je veux dire. Enfant on se câlinait, on se touchait mais rien de très poussé, avoua le concerné.
-Je vois, termina Georg.»

Le ton de sa voix était sans équivoque, sans appel. Exprimant clairement ce qu'il ressentait. J'avais réussi a passer un oeil entre le chambranle et la porte. Aucun ne me voyait, par contre, moi, je les observais. Je restais là, pétrifié , incapable de réagir ni même de dire quoique ce soit. J'avais l'impression que mon c½ur s'était arrêté de battre, qu'on m'arrachait la peau et que chaque cellule de mon être étaient mise à nue sous la brûlure d'un alcool trop puissant et qui me rongeait.
Mon propre frère me trahissait. Mon jumeau. Il avait osé. Nous dénoncer, sans même me demander mon avis. Me laisser me faire insulter par mes meilleurs amis sans rien faire. Il me trahissait et ça lui paraissait normal. Il devait certainement imaginer le pauvre agneau traîné dans la boue, sali, souillé. Et dans toute cette histoire qu'il se faisait dans sa tête et pire, dans la réalité, il ne prenait pas ma défense.

«De toutes façons, tout ça, c'est du passé. Je lui ai dit que c'était fini, reprit mon frère, sur un ton qui semblait résolu.
-Quand ? questionna Gustav.
-Y'a un mois environ, repondit Tom, évasif.
-A cause de ta meuf c'est ça ? C'est donc ça la raison du comportement insupportable de Bill ces derniers temps alors ? demanda Georg.
-Oui. Et puis aussi parce que ça ne pouvait plus durer. Je ne le supportais plus. Franchement, c'était trop. C'est mon frère, je le sais . Mais là son attitude a fait que je ne le vois plus comme tel mais comme une source d'emmerdes. J'en peux plus. Il m'étouffe, s'empressa de dire Tom, énervé et épuisé.
-T'es dur Tom là ! Lui fit remarquer notre batteur.»

A ces dernières paroles, j'ai refermé la porte entrebâillée,furieux, j' ai rassemblé mes affaires en quelques secondes, puis ai pris la direction d'un des vans. Les autres se partageront le deuxième. Je m'en moque. Lorsque je suis monté dans l'auto, la seule chose que j'ai dite au chauffeurc'est «Roulez» Puis j'ai repéré un coin tranquille. Je suis descendu, mon garde du corps à mes trousses. Je lui ai bien fait comprendre du regard qu'il n'avait pas intérêt a me suivre.
Et j'ai fui. J'ai pris mes jambes à mon cou. J'ai couru dans la nuit. Couru sans m'arrêter. Sans même savoir ou j'allais. Tout pour échapper à ces paroles qui me poignardaient, sa voix méprisante qui m'écrasait , sa haine qui me niait , me reniait et m'effaçait. Je me suis promis ce jour que plus jamais il ne voudrait une telle chose. Il fallait juste trouver le moyen.
Je ne sais combien de temps j'ai couru. Peut être cinq minutes, peut être dix. Ou bien une heure. Ou deux. Quelle importance! Lorsque mes jambes ne m'ont plus porté, je me suis écroulé sur le sol pris de spasmes le c½ur au bord de l'éclatement. Mon dos calé contre l'écorce de cet arbre. J'aurai tellement aimé sentir le torse de Tom sous mon dos en cet instant. Mais il me fallait me contenter de cette matière griffante et râpeuse.

Puis j'ai basculé les genoux sur le sol et j'ai hurlé. Hurlé à la mort, hurlé de toute mes forces, les mains enfoncées dans la terre, mes larmes roulant sur mes joues. De toute ma souffrance, j'ai hurlé. Ca venait de très loin , de mes entrailles, de mon âme. Un cri rauque de bête mise à mort. D'ailleurs, c'est ce que j'étais . Une bête à l'agonie. Un jeune homme presque mort. Et à cet instant, j'ai ressenti de la panique. Mais ce n'était pas la mienne. Tom. Qu'il aille se faire voir. A partir de maintenant, je refuse qu'il ressente mes émotions. Il ne veut plus que l'on soit jumeaux, encore moins frères, alors je ne le serai plus. Parole de Bill Kaulitz.

Après bien des larmes et de cris, j'ai rejoint le van qui m'attendait sagement. Le garde du corps m'a tendu un mouchoir avant de me laisser monter à l'arrière, lui à mes côtés. Je n'ai pas eu besoin de demander mon chemin, je savais que quoi que je demande, ils me conduiraient a l'hôtel. On les a voulu, ces hôtels, on les a eu.

Je suis monté me coucher directement. Par chance, Tom n'a pas eu mon pass, et je m'effondre sur mon lit, sans même prendre le temps de me déshabiller. Je meurs de froid. Je meurs. Je me sens mourir peu à peu. Bill Kaulitz commence a disparaître. Doucement. Ce frère dont il n'a jamais voulu s'éteint lentement. Dans ce froid glacial, bien que les radiateurs soient au maximum et la pièce empli d'une chaleur bienveillante.

Il toque a ma porte, mais je ne réponds pas, les yeux fixés sur le plafond gris du soir, mais il frappe plus fort. «Bill, ouvre !» Je n'ouvrirai pas. Je n'ouvrirai plus jamais. Ton petit frère est mort.








# Posté le jeudi 12 juin 2008 19:38

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 20:02